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Santa claus Page 4


Nicolas se réveilla en sursaut et s´étonna de se retrouver dans son lit de cabane. Il avait l´impression d´avoir reçu un coup sur la tête. Son crâne bourdonnait. Prudent, il s'assit au bord du lit et essaya de se souvenir de ce qui lui était arrivé. Mais sa courte mémoire était balayée comme par un vide. Puis deux enfants venaient lui ténébrement en souvenir. Il leur avait offert du chocolat, mais pourquoi ? Cela murmurait une réponse déjà oubliée dans son crane. Alors, il décida de se lever avec une certaine précaution. La cheminée était encore allumée et offrait une chaleur agréable. Sur la table se trouvait la cruche matinale remplie d'eau. Il prit automatiquement le gobelet de la commode et s´en versa à ras bord. Encore un peu absent, il contempla le liquide et replaça le gobelet sur la table. Toujours distrait, il ouvrit alors la porte et sortit. Devant lui se trouvait ses chaussures de neige. Il s´en chaussait, d´un souffle profond, pour trottiner direction ville. Brièvement une brise chaude caressa sa tête encore meurtris. Puis aussi vite qu´elle était venu, elle disparu. Il l´avait à peine enregistré, pourtant se serait le dernier jour de neige sur ce petit coin de terre. Alors il atteignit la lisière de la forêt et s'arrêta de manière pétrifiée. Il n'y avait aucune ville en vue et seulement un niveau d'éboulis étendu devant lui. A l'horizon, il voyait quelque chose scintiller dans le soleil et à sa droite une grande voiture sans chevaux, par contre avec six grandes roues, s'approchait très vite. Elle stoppa sans bruit pour s'arrêter à un mètre de lui. Une sorte de grand couvercle s'ouvrit et des gosses en sortirent. Ils semblaient rire ou de donner de semblables sons. Nicolas ne comprenait plus rien, car ces enfants ressemblaient exactement à cette créature menu de cors, qu'il avait rencontré hier matin. Nicolas l´avait assommé avec un morceau de bois sur le crâne. C´est après ça qu´il avait pris les enfants dans sa cabane. Maintenant, cela lui revenait à l'esprit. Mais ici, il se trouvait devant deux douzaines d´elles. Et deux autres, bien plus grandes, se dressaient devant lui. Plus à gauche de son horizon, montait justement lentement la lune. Mais ce n'était pas le compagnon des dernières années et des nuits de guerre. Celle-ci était nettement plus petite et n'avait presque aucune inégalité.

                                            

*

 

Ce Noël les enfants de Steve révélaient à leurs amis de leur étrange expérience et de l'histoire du père. Quand des jours plus tard, ils revinrent visiter la cabane, ils durent rentrer très déçue à la maison, car elle n´était plus là. Après les premiers arbres de la forêt, il existait seulement ce champ plein de terre morte et d'éboulis…